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L'EMOI DES MOTS LE POIDS DES MOTS D'AMOUR Texte récité par l'Alouette -http://perso.wanadoo.fr/jean-pierre.vaesken/musch1/AVUMV2.mp3 Si dans les têtes, l'on remplaçait le mot profit par le partage, rebond l'ennemi se métamorphoserait en ami, De la même facon, la rancoeur deviendrait chaleur. Si l'on gommait l'unique de l'égoi'ste, il muterait en multiple altruiste Si le malade guérissait de ses maux, il en prononcerait de bons Donc le printemps venant, si nous lavions notre vocabulaire, On changerait, débonnaires, du même coup la couleur de notre atmosphère. Nos aspirations superficielles deviendraient de profondes respirations.
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Juste en changeant l'air de quelques mots, le chant deviendrait plus chaud Le vent de la terre souffierait plus beau dans la tête des hommes-oiseaux Si changer quelques mots, quelle chance ! c'était comme changer de pot En accordant au présent, les verbes et la place que nous accordions au passé, La plante de nos pieds prendrait alors racines sur des routes enchantées Nous arriverions sans mots, au bord d'une clairière inondée de lumière...
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Alors, nos rivières d'argent deviennent pudiquement bois de l'être, Et notre soif d'avoir se sublime totalement en bien d'être , Un soleil blanc, éclatant, éblouit subitement notre noir qui nuit ; Les maux de l'être se transforment comme par enchantement En simples mots de lettre, sans plein, sans délier, livides, Maux qu'il suffit de coucher, sans ménagement, sur un vieux papier glacé. Envelopper cette sordide missive, pleine de vieux mots La glisser sans ménagement dans une vieille bouteille Que nous prendrons bien soin de clore hermétiquement. De peur que les mots pervers ne se dénudent et ne prennent l'air Cet air justement si précieux, pour faire gonfler nos bons mots.
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Rêver très fort à une immense et belle plage du nord S'approcher de la mer, lui adresser une jolie prière Pour qu'elle accepte de porter nos phrases de misère Et brutalement lui mettre lâchement dans les bras, d'un air vague, La bouteille, le bouchon, la lettre, les mots et nos rancoeurs. Tout mettre à l'eau et s'habiller de la simple écume, d'un coeur neuf Humer goulûment, par nos yeux, se sôuler de vie, avec la brise marine Faire corps avec le flot, faire flot avec le corps Oublier les mots vieillots qui faisaient ombrage à nos printanières envolées, Les perdre, les diluer, pour qu'ils disparaissent dans les profondeurs oubliées, Qu'ils se transportent vers des rivages lointains, lointains... Où leurs échos ringards n'auront pour seule écoute que leur propre silence, Devenir puis rester sans mot ! devant la magnifique puissance du beau. Extraits de textes Récités par l'Alouette: http://perso.wanadoo.fr/jean-pierre.vaesken/TABR5.html L'ALOUETTE JP VAESKEN Mai 1997 http://monsite.wanadoo.fr/AQUAPOE3/page4.html
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