Ecoutez pour vous mettre dans l'ambiance:
http://perso.wanadoo.fr/jean-pierre.vaesken/musch1/tibiepao.mp3Le jour où Emily Harrison écrivit en lettre majuscule, de ses doigts geleés, sur un tapis blanc immaculé ces 54 lettres, elle devait être très troublée. Elle devait avoir rencontré un fait important dans sa vie ; 54 lettres en gothique,a faire fondre la glace de l'indifférence, lettres enflammées pleines de chaleur
, lettres vertes sur fond d'hermine, lettres de tendresse nées d'une passion subite, lettres à message unique, lettres a déchirer un ciel chagrin ...
Mais qui était cette charmante Emily Harisson ? Une femme qu'on serait volontiers tenté d'appeler " vieille fille "
une dame installée dans ses meubles, dans son métier, ses habitudes, dans sa profession d'historien .Un peu comme une femme du passé, souvent plongée dans ses chères études.
Elle officiait à l'université de Vincennes.Ses plus grands voyages se déroulaient dans les livres; elle vivait hors du temps ,ses amis s'appelaient Alexandre dumas ,Alain decaux ,André Castelot, Pierre Michael...
Son physique était à l'image de sa vie; un visage prématurément ridé, des petites lunettes lourdes cerclées d'écaille, qui cachait une myopie" taupesque ", petits yeux enfoncés dans deux cavernes grises et humides. Son visage était neutre, un peu poussiéreux comme les livres qu'elle; parcourait a longueur d'année, inlassabiement, à la bibliothèque de l'université toute proche. Un vrai " rat de bouquin ", des mains jolies quoiqu'un peu sèches, ne frôlaient aucun corps vivant à l'exception du pelage électrique de son vieux chat Lucifer ....
Le surnom donné par ses élevis résumait assez bien le sobriquet de Tante Emily. Elle d'origine écossaise et ce, jusque dans son habillement quotidien, relent parfumé du kilt de ses ancètres ... jupe portefeuille â carreaux rouges et noirs, chaussettes épaisses mi-mollet...le tout enfoui dans des souliers à boucle vernis, style victoria.
On l'aurait appelée volontiers Clotilde !
D'ailleurs, on aurait bien vue cette charmante dame errant en chemise épaisse et bonnet de nuit à pompons, dans les douves d 'un chùteau médiéval au bras d'un fantôme style" Big Ben " accompagnée du son lancinant et continu d'une cornemuse...
Elle me rappelait mon professeur d'anglais Miss Pick Wick qui, lorsque j'étais jeune homme, me provoquait des ardeurs soporifiques, sous son charme adjudant style " 48 leme chasseur ", moustache en moins !
Elle logeait dans un petit deux-pièces, rez de chaussée au fond d'une cour avec son vieux chat Lucifer ,gros plein de soupe rebondit ,qui avait comme seut compagnon un joyeux petit canari jaune-.citron.
Suite des compositions poêtiques N°5:
http://monsite.wanadoo.fr/AQUAPOE2/page1.html
Autres Extraits de Textes et chants VERSION SONORE Récités par l'Alouette:
http://perso.wanadoo.fr/jean-pierre.vaesken/TABR5.html
Texte dans le même esprit:
http://monsite.wanadoo.fr/AQUAPOE3/page3.html