Oyez damoiselle !
La vie l’amour en mes vers
Flammèche iriséeUn prunus fleuri
En ce soleil printanier
Souffrance éternelle
La décrépitude
De la vieillesse perdurant
Été frémissant
En les hautes herbes
Clairsemées de marguerites
Longs y sont les jours
Immortalisons
La soif de vivre céans
Soleil aux vitraux
Tapis de boutons
En bordure du talus
Vigueur de la vie !
L’amour n’est pas sage
Et brûle à jamais nos âmes
Tout le fond du sac
Fine lumière
L’intelligence dansante
Dans l’instant présent
Vieillesse ennemie
Nous survivront de par l’œuvre
Pour l’éternité
Les fils d'arachnide
Scintillent de gouttelettes
Éclipse de l’astre
Dans l’aube embuée
Les canards sont en maraude
Des croutons de pain
Grappes de glycine
Dégoulinant du muret
Volée de moineaux
Pépiements d’oiseaux
Parmi les ramures vertes
Rayon de soleil
Sur un monticule
Une petite chapelle
Mâtines sonnant
Sur la boite aux lettres
Quelques gouttes de rosée
Un moineau s’abreuve
Le merle picore
Dans un carré de soleil
Un reflet dans l’ombre
Au ciel palissant
Se tendent les frondaisons
L’étang calme est glauque
Fleurs du cerisier
Arbre sacré du Levant
Lune de printemps
Un trille fusant
Domine les pépiements
Fleur de pissenlit
Ruisseau murmurant
Parmi les sentes du bois
Réveil au thé vert
Au loin le balai
Repose sur le muret
Les lilas d’Espagne
Paniers enfleurés
Agrémentant les corniches
Le soleil en prime
Un vol d’hirondelles
Virevolte dans le ciel
Bol de café chaud
Les feuilles s'égouttent
Souvenir de la tourmente
Perles opalines
Un pigeon roucoule
C’est la saison des amours
La mouche striée
Un hibou ulule
Son cri lacère les cieux
La nuit infinie
Des exclamations
A chaque étal du marché
La valse aux méduses
Eclats de soleil
Etincelants d'aventures
Batailles sanglantes
Parmi les cols-verts
Des canards de barbarie
Les rides de l’eau
Au bas des rochers
Souffle du vent sur l’écume
Un chat ronronnant
Ses dessous gisant
Sur le tapis de Tlemcen
Un rai de soleil
L'arc-en-ciel s’irise
Illuminant les nuées
Une porte claque
L’étang scintillant
D’une rare lumière
Les ombres chinoises
L'aurore se pointe
Dissipant l'épaisse nuit
Le chant des grillons
Le facteur passé
La boite aux lettres est vide
Le calme du bief
Le temps des vacances
Est quiétude hors saison
Tartines beurrées
Un grondement sourd
Au lointain se fait entendre
Un chien se promène !
La lavande exhale
Son parfum exacerbé
Le ciel en est bleu
Un chat en maraude
L’araignée tisse sa toile
Le vin gouleyant !
Jours interminables
Dans la torpeur de l'été
Toilette à la source
Vision si furtive
Des images aquatiques
Charmes des dessous
Au soleil couchant
Encadrant les cimes blanches
Hurlements du vent
Ajustant l’attache
A son bas bien étiré
Les flots argentés
Des arbres tordus
Abattus dans la forêt
Paix du crépuscule
Le disque de bronze
Où les vagues stylisées
Sublime éternel !
Mélodie d'été
Ponctuée de chants d'oiseaux
Un chien jappe au loin
Sautant le muret
Le chat tombe dans le bief
Les canards cancanent
Les cendres d'antan
Réaniment le brasier
Absence incroyable
Du linge séchant
Au soleil à son zénith
Au loin des rumeurs
Un être s'éloigne
Et l'immensité se voile
Une fumée blanche
En le cœur sommeille
Des odalisques connues
Il suffit d’ouvrir !
En ce matin gris
Piaille l'oiseau de pluie
La grenouille verte
S’agitant du vent
La rose épanouie danse
Le merle siffleur
Ô doux souvenirs
Enfouis depuis l'enfance
Un collier de fleurs
Oiseaux affolés
Dans le bosquet verdoyant
Un moustique vole
Des trombes de pluie
Déversées du ciel furieux
Miaulement d’un chat
Le café servi
Tartine de confiture
La toux du fumeur
Les sombres sapins
Tendent leurs branches dès l'aube
Accueil de l'été