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La campagne de 1806 en Prusse 1/ Les causes de la guerre : En 1805, peu de temps avant la bataille d’Austerlitz, la Prusse se rangea du côté de la coalition. Ce choix, trop tardif, mit ce pays dans un gros embarras diplomatique avec la France. Napoléon profita de ce trouble pour tenter de forcer la Prusse à devenir son allié. Il signa avec le roi de Prusse la convention de Schönbrunn, par laquelle le Hanovre (fief du roi d’Angleterre) devenait la propriété de Frédéric-Guillaume III. Cette acquisition ne plut évidemment pas aux britanniques et mit la Prusse dans une situation diplomatique encore plus inconfortable. Ce pays allait devoir choisir rapidement un camp, faute de quoi, il pourrait perdre son identité de grande puissance et ne pèserait plus bien lourd dans le concert diplomatique européen. Le choix n’allait pas être simple puisque l’opinion de l’élite prussienne était divisée entre les partisans de la guerre contre la France et les pacifistes. La balance allait bientôt définitivement pencher du côté des anti-français lorsque la cour prussienne apprenait, que par des négociations secrètes entre la France et l’Angleterre, le Hanovre pourrait être rendu aux britanniques comme gage de paix. Ne pouvant supporter plus longtemps le rôle de girouette qu’on voulait lui faire jouer, la Prusse décrétait la mobilisation (9 août 1806) et lançait, le 26 septembre, un ultimatum à la France... 2/ Les belligérants : Angleterre, Prusse, Saxe, Russie. France, Confédération du Rhin. 3/ Les forces en présence : France : 166.000 hommes et 256 pièces d’artillerie. Confédération du Rhin : 33.000 hommes. (Bavière, Wurtemberg, Bade, Clèves-Berg, Hesse-Darmstadt, Nassau-Usingen, Nassau-Weilbourg.) Prusse et Saxe : 152.000 hommes et 400 pièces d’artillerie. 4/ La chronologie des combats : 8 octobre, Saalberg. 9 octobre, Schleiz. 10 octobre, Saalfeld. 14 octobre, Auerstaedt et Iéna. 15 octobre, Erfurt. 17 octobre, Halle. 26 octobre, Zehdenick. 27 octobre, Wichmannsdorf. 28 octobre, Prenzlow. 29 octobre, Stettin. 31 octobre, Cüstrin. 6 novembre, Lübeck. 7 novembre, La Trave. 8 novembre, Magdeburg. 5/ Les batailles décisives : Iéna et Auerstaedt. Auerstaedt, mardi 14 octobre 1806. a) Les forces en présence : France : 25.632 fantassins, 1.296 cavaliers et 44 canons. (3e corps, Davout) Prusse : environ 60.000 hommes dont 10.000 cavaliers, 163 ou 230 canons. (Commandant, duc de Brunswick ; avant-garde, prince de Saxe-Weimar ; 1ère division, prince von Oranien ; 2e division, von Wartensleben ; 3e division, von Schmettau ; division de réserve, von Katte) b) Durée de la bataille : Environ 10 heures (de 7 heures à 17 heures). c) Les pertes : France : 7.000 tués et blessés. Prusse : Environ 10.000 tués et blessés, 3.000 prisonniers, 57 canons et 4 drapeaux Iéna, mardi 14 octobre 1806. a) Les forces en présence : France : 65.600 fantassins, 12.300 cavaliers et 107 canons. (Commandant : Napoléon ; 5e corps, Lannes ; 7e corps, Augereau ; 4e corps, Soult ; 6e corps, Ney ; réserve de cavalerie, Murat ; Garde Impériale, Lefèbvre/ Bessières) Prusse, Saxe : entre 51.000 et 72.000 hommes (dont environ 13.000 Saxons), 175 canons. (Commandant, Hohenlohe ; avant-garde, von Trutschler ; 1e division, von Grawert ; 2e division, von Zeschwitz ; division de réserve, von Prittwitz ; corps de réserve, von Tauentzien ; corps de réserve de Hanovre, von Rüchel.) b) Durée de la bataille : Environ 10 heures (de 6 heures à 16 heures). c) Les pertes : France : entre 5.700 et 7.500 tués et blessés. Prusse, Saxe : 12.000 tués et blessés, 15.000 prisonniers, 158 canons et 26 drapeaux.
6/ Les traités : a) Traité de Posen (11 décembre 1806) la Saxe intègre la Confédération du Rhin. Sources bibliographiques : Agenda des batailles de Napoléon 1805-1815, de Donauwerth à Rocquencourt ; Alain Pigeard ; Tradition Magazine hors série n°9 1999. Dictionnaire Napoléon ; Jean Tulard ; Librairie Arthème Fayard, 1999. Iéna… la Prusse écrasée en 15 jours. Histoire Epopée 2002. Dictionnaire de la Grande Armée ; Alain Pigeard ; éditions Tallandier 2002. L’épopée napoléonienne, les grandes batailles ; Jean Tranié ; éditions Tallandier 1999. Les campagnes napoléoniennes 1796/1815 ; Alain Pigeard ; éditions Quatuor 1998. Iéna et la campagne de 1806 ; Henry Houssaye ; Bernard Giovanangeli éditeur 1999. Outils Webmasters Gratuits : 
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La campagne de 1806-1807 en Pologne 1/ Les causes de la guerre : La campagne de 1807 en Pologne est la suite naturelle de celle de 1806 en Saxe et en Prusse. La Prusse qui n’a pratiquement plus d’armée est bien décidée à continuer la lutte grâce au renfort de l’armée russe. Frédéric-Guillaume III s’est réfugié à Koenigsberg, sa seconde capitale. De là et à l’abri des troupes du tsar Alexandre, il attendra la suite des événements sans espérer pouvoir faire grand-chose pour améliorer sa situation. De son côté et après les magnifiques succès remportés en 1806, Napoléon ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin. Avec sa grande activité habituelle, il va essayer de paralyser ses ennemis tout en cherchant à se renforcer. Le 11 novembre 1806, il envoie une lettre au sultan Selim pour le persuader que le moment est venu de faire pression sur le tsar de Russie pour obtenir la suzeraineté de la Moldavie et de la Valachie. Par cette manœuvre, Napoléon oblige la Russie à se priver d’une armée de 80.000 hommes que celle-ci doit laisser en observation devant les Turcs. Le 21 novembre 1806, par le décret de Berlin, Napoléon institut le blocus continentale pour lutter contre l’Angleterre. De plus, il pourra compter sur des renforts venant de la Pologne et de la Saxe. En effet, le 28 novembre 1806, les princes Murat et Poniatowski entrent dans Varsovie et déclenchent chez les Polonais un grand mouvement d’enthousiasme. En espérant aider à l’obtention de leur indépendance, ils s’arment et s’engagent par milliers en apportant ainsi à Napoléon un important renfort. Le 11 décembre 1806, le traité de Posen transforme la saxe électorale en royaume et place à sa tête Frédéric-Auguste. Il intègre également ce pays à la confédération du Rhin tout en l’obligeant à fournir un contingent de 20.000 hommes à Napoléon. Ainsi renforcé, Napoléon engage la campagne de Pologne dans les meilleurs conditions… 2/ Les belligérants : Angleterre, Prusse, Russie. France, Confédération du Rhin. 3/ Les forces en présence : France : 150.000 hommes. Russie : 140.000 hommes. Prusse : 20.000 hommes (Lestocq). 4/ La chronologie des combats : 24 décembre 1806, Czarnowo. 26 décembre 1806, Golymin, Soldau et Pultusk. 25 janvier 1807, Mohrungen. 4 février, Jonkowo. 5 février, Deppen. 7 février, Hof. 8 février, Eylau. 16 février, Ostrolenka. 19 février, Dardanelles. 18 avril, Auklan. 26 mai, Dantzig. 5 juin, Guttstadt, Lomitten et Spanden. 10 juin, Heilsberg. 14 juin, Friedland. 16 juin, Königsberg. 3 au 7 septembre, Copenhague. 5/ Les principales batailles : Eylau et Friedland. Eylau, dimanche 8 février 1807. a) Les forces en présence : France : 57.000 hommes et moins de 200 pièces d’artillerie. (Commandant : Napoléon ; 3e corps, Davout ; 4e corps, Soult ; 7e corps, Augereau ; Garde Impériale ; réserve de cavalerie, Murat ; 6e corps, Ney) Russie : 74.000 hommes et environ 500 canons. (Commandant : Bennigsen ; Cavalerie de Palhen ; cavalerie de Galitzin ; division Somov ; division Doctorov ; divisions Kamenski ; divisions Toutchkov ; divisions Essen ; division Sacken ; division Ostermann ; corps léger de Barclay.) Prusse : 8.500 hommes. (Corps de Lestocq) b) Durée de la bataille : Environ 11 heures (de 7 heures à 18 heures). c) Les pertes : France : entre 1.500 à 3.000 tués, 4.300 à 7.000 blessés, environ 1.000 prisonniers et 5 aigles. (D’après les sources les plus pessimistes, les pertes de l’armée française s’élèveraient pour la bataille d’Eylau à près de 30.000 tués, blessés ou prisonniers.) Russie : entre 7.000 à 9.000 tués, de 5.000 à 7.000 blessés, environ 3.000 prisonniers, 23 canons, 16 drapeaux. Prusse : 900 tués et blessés. Friedland, dimanche 14 juin 1807. a) Les forces en présence : France : 66.800 hommes. (Commandant : Napoléon ; Ney ; Victor ; Lannes ; Mortier ; Grouchy) Russie : 84.000 hommes. (Commandant : Bennigsen ; Bagration ; Gortschakof) b) Durée de la bataille : Environ 18 heures (de 3 heures à 21 heures) c) Les pertes : France : 1.645 tués, 8.995 blessés, 1 aigle, 400 disparus. Russie : 6.438 tués et 2.566 blessés, 80 pièces d’artillerie, 12 drapeaux. (Selon d’autres sources les pertes russes s’élèveraient à 25.000 hommes, tués, blessés ou prisonniers) 6/ Les traités : Tilsit (25 juin 1807) entre la France et la Russie. Création du grand-duché de Varsovie (22 juillet 1807). Sources bibliographiques : Agenda des batailles de Napoléon 1805-1815, de Donauwerth à Rocquencourt ; Alain Pigeard ; Tradition Magazine hors série n°9 1999. Dictionnaire Napoléon ; Jean Tulard ; Librairie Arthème Fayard, 1999. Dictionnaire de la Grande Armée ; Alain Pigeard ; éditions Tallandier 2002. L’épopée napoléonienne, les grandes batailles ; Jean Tranié ; éditions Tallandier 1999. Eylau, Friedland, Tilsit ; Jean Thiry ; éditions Berger-Levrault 1964. Les campagnes napoléoniennes 1796/1815 ; Alain Pigeard ; éditions Quatuor1998. Histoire du Consulat et de l’Empire ; Louis Madelin ; Librairie Jules Tallandier 1974. Correspondance de Napoléon 1er ; Claude Tchou ; Bibliothèques des Introuvables 2002.
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