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La bataille de Waterloo, le 18 juin 1815.

Armée française, planche d'André Jouineau.

Armée française, planche d'André Jouineau.

P.C. à Plancenoit, photos Jean-Yves Labadie, membre des A.P.N.

La campagne de Belgique 1815

1/ Les causes de la guerre :

Depuis son abdication, le 6 avril 1814, Napoléon séjourne sur l’île d’Elbe, située entre l’Italie et la Corse. Malgré son infortune du moment, secrètement il espère encore, si une occasion se présentait à lui, reconquérir son trône.
Des émissaires l’informent régulièrement de la situation en France. Celle-ci se détériore rapidement et le peuple commence à regretter l’Empire.
Sa surveillance lui laissant quelques possibilités d'échafauder une évasion discrète, il s’atèle aussitôt à la tâche. En peu de temps tous les préparatifs de l’expédition sont terminés.
Le 24 février, Napoléon envoie un courrier à Murat pour l’informer de son intention de regagner la France. Deux jours plus tard, il s’embarque sur l’Inconstant, le millier de soldats dont il disposait sur l’île, vont le suivre sur quatre autres petits bateaux (Caroline, Etoile, Saint-Joseph et Saint-Esprit). La traversée s’effectue sans aucun problème (A tel point que quelques historiens soupçonnent même les anglais d’avoir sciemment laisser s’échapper Napoléon pour mieux en finir définitivement avec lui par la suite) et la petite troupe débarque à Golfe-Juan, le 1er mars.
Sa remontée vers Paris s’effectue selon son désir, sans qu’aucun coup de feu soit tiré.
Le 7 mars, il est à Grenoble ; le 10, il entre à Lyon.
Le 14 mars, à Lons-le-Saunier, Ney se rallie avec ses troupes à Napoléon. Enfin, le 20 mars vers 21 heures, il arrive aux Tuileries, accueilli par une foule en délire. Aussitôt, il se met au travail car il lui faut tout reconstruire par la paix ou, si on l’y oblige, par la guerre. L’empereur envoie des messages de paix dans toutes les grandes capitales européennes tout en mobilisant ses troupes.
De leurs côtés, les souverains alliés n’acceptent pas le retour impromptu de l’ogre corse ; ils le déclarent hors la loi et ils s’engagent à le combattre sans relâche. Le 12 mai, la nouvelle coalition déclare la guerre à la France.
Les alliés prévoient de déployer leurs troupes comme suit :
1. Une armée anglaise commandée par Wellington forte d’environ 95.000 hommes devra se rassembler autour de Bruxelles. Elle sera appuyée par 124.000 prussiens dirigés par Blücher, ceux-ci devront se déployer aux environs de Namur.
2. Une armée d’autrichiens et de bavarois, environ 250.000 hommes, placés sous les ordres de Schwarzenberg devra se concentrer aux frontières du Luxembourg.
3. Enfin, une armée russe de 225.000 hommes sous Barclay de Tolly viendra se placer au centre du dispositif.
Les opérations militaires ne devront commencer qu’à la fin de la phase de déploiement des troupes alliées prévues dans le cadre de l’offensive contre la France.
Quant à Napoléon, après quelques hésitations, il choisit d’attaquer les anglais et les prussiens en Belgique. Avant de partir en campagne, il confie Paris à Davout et Lyon à Suchet. En Alsace, Napoléon donne au général Rapp une armée de 25.000 soldats pour contenir une possible attaque des autrichiens sur ce point.
Le 12 juin, à 4 heures du matin, l’empereur quitte Paris pour rejoindre son armée.
Le 15 juin, l’armée française franchit la Sambre aux environs de Charleroi, c’est le début d’une campagne de quatre jours...

2/ Les belligérants :

Angleterre, Prusse, Hanovre, Pays-Bas, Brunswick, Nassau.
France.

3/ Les forces en présence :

Angleterre : 103.000 hommes avec 81.500 fantassins, 14.000 cavaliers, 7.500 artilleurs et 222 canons (Dont 1.800 Hanovriens, 4.000 Nassauviens, 8.000 Brunswickois, 25.000 Hollando-Belges).
120.000 prussiens avec 85.000 fantassins, 20.000 cavaliers, 15.000 artilleurs et 300 pièces d’artillerie.
France : Environ 125.000 hommes et 366 canons.

4/ La chronologie des combats :

15 juin, Charleroi et Gilly.
16 juin, Ligny et Quatre-Bras.
17 juin, Genappe.
18 juin, Waterloo et Wavre.
1er juillet, Rocquencourt.

5/ La bataille décisive :

Waterloo, dimanche 18 juin 1815.
a) Les forces en présences :

France : 73.000 hommes et 266 canons (Commandant : Napoléon ; 1er corps, Drouet d’Erlon ; 2e corps, Reille ; 6e corps, Mouton ; 3e corps de réserve de cavalerie, Kellermann; 4e corps de réserve de cavalerie, Milhaud; Garde impériale, Drouot)

Angleterre : 71.000 hommes (Anglo-hollando-belge et allemands) et 184 canons. (Commandant : Wellington ; 1e corps, prince d’Orange ; 2e corps, Hill ; réserve générale, Wellington)
Prusse : 52.000 hommes et 154 canons. (1er corps, Ziethen; 2e corps, Pirch I; 4e corps, Bülow)
b) Durée de la bataille :
Environ 10 heures (de 11h 35 à 21 heures)
c) Les pertes :
France : environ 6.500 tués, 23.000 blessés, 7.000 prisonniers et deux aigles.
Angleterre : 1.759 tués, 5.792 blessés et 807 disparus.
Prusse : 1.226 tués, 4.386 blessés et 1.387 prisonniers et disparus.
Hanovre : 289 tués, 1.124 blessés et 816 disparus.
Hollande – Belgique : 446 tués, 2087 blessés et 1.583 disparus.
Brunswick : 154 tués, 456 blessés et 50 disparus.
Nassau : 245 tués, 389 blessés.

6/ Les traités :

a) Convention militaire de Saint-Cloud (3 juillet 1815).
b) Traité de la Sainte-Alliance (26 septembre 1815) entre la Russie, l’Autriche et la Prusse.
c) Second Traité de Paris (30 novembre 1815).

Sources bibliographiques :

Agenda des batailles de Napoléon 1805-1815, de Donauwerth à Rocquencourt ; Alain Pigeard ; Tradition Magazine hors série n°9 1999.
Dictionnaire Napoléon ; Jean Tulard ; Librairie Arthème Fayard, 1999.
Dictionnaire de la Grande Armée ; Alain Pigeard ; éditions Tallandier 2002.
La bataille de Waterloo ; Jean-Claude Damamme ; Librairie Académique Perrin 1999.
L’épopée napoléonienne – Les grandes batailles ; Jean Tranié ; éditions Tallandier 1999.
Waterloo la faute à Napoléon ; Histoire épopée 2002.
Napoléon ; Georges Bordonove ; Editions Pygmalion 1978.
Napoléon ; André Castelot; Librairie Académique Perrin 1968.

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