BEST OF 2004
LELOUCH/OUVERTURE
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BEST OF 2004
LIENS/CONTACTS

C.Lelouch et Maiwenn sur le tournage des"Parisiens"

Gena Rowlands dans "The Notebook" de Nick Cassavetes

Un Tom Hanks "chaplinesque" dans "The Terminal"

Invitées d'exception pour "Birth":la mythique Lauren Bacall et la bientôt légendaire Nicole Kidman

Arrêt sur paroles et images...

~~SOMMAIRE~~

I. Suite de mon compte-rendu sur les films en compétition
II. Les films à voir absolument
III. Phrases extraites des conférences de presse
IV.Pourquoi regretter amèrement de ne pas être venu au 30ème festival de Deauville.
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I~~ SUITE DE MON COMPTE-RENDU DES FILMS EN COMPETITION~~:
Le prix du scénario aurait d’ailleurs très certainement été remporté ou du moins amplement mérité par « HEIGHTS », retiré de la compétition, son réalisateur voulant présenter une version finale et plus aboutie de son montage. « Heights » est pourtant un véritable film choral idéal auquel Jaoui et Bacri n’auraient rien eu à ajouter(peut-être juste une petite dose de causticité). Ce film est à la fois drôle, divertissant, profond, actuel, émouvant et fait partie de ces films qui vous donnent des ailes et l’envie de mordre l’existence. Le montage justement ne présente aucune fausse note, ces histoires s’entremêlant et s’entrelaçant même avec une fluidité remarquable. Le spectateur est immergé dans le récit suivant et s’impliquant presque dans ces différents parcours. New York pourtant maintes fois filmée y paraît plus majestueuse que jamais. C’est en effet dans cette ville que 5 vies s’entrelacent et se démêlent, entre « secrets et mensonges ». Rarement l'écriture d'un premier long métrage fut aussi aboutie. Et s’il ne revendique pas l’altruisme de « down to the bone » son regard sensible et précis contribue à en faire un récit d’une rare humanité et d’une rare justesse. Alors à voir absolument pour ne pas « traverser l’existence en dormant » et pour ceux qui « auraient oublié la passion », car c’est bien contre cet oubli là que luttent et nous incitent à lutter tous ces personnages et notamment une Glenn Close magistrale en comédienne et professeur de théâtre.
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De destins entremêlés il est encore question avec « WE DON’T LIVE HERE ANYMORE ». Là aussi le scénario ne présente aucune faille, les seules failles sont celles des personnages écartelés entre devoir et désirs, entre raison et sentiments. Un film attachant … même s’il ne vous laissera probablement pas un souvenir impérissable, de ceux qui auraient mérité « the final cut ».
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Avec « MEANCREEK », on retrouve le chemin de l’adolescence par cette promenade initiatique beaucoup moins innocente que ce à quoi ses jeunes protagonistes auraient pu nous laisser attendre. Malgré une impression d’inachevé ce parcours là vaut réellement le détour et nous fait suivre avec angoisse le chemin de Georges qui frappe les autres enfants à l’école. Le frère de l’une de ses victimes échafaude un plan pour se venger, lui faisant croire qu’il est invité en bateau sur une rivière pour fêter un anniversaire. La promenade champêtre se transforme bientôt en règlement de compte, mettant en lumière les blessures de chacun. Un mot, un regard et la promenade innocente peut basculer dans l’horreur et le spectateur, complice involontaire et impuissant, retient son souffle. Cette journée commencée comme un rêve d’enfance va brusquement propulser ses jeunes protagonistes dans un cauchemar et dans les responsabilités d’adulte. Une photographie et une direction des jeunes acteurs particulièrement réussies rendent cette promenade, aussi cauchemardesque soit-elle, particulièrement mémorable et recommandable.
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Avec « THE UNDERTOW », nous suivons à nouveau deux adolescents qui, pour échapper à leur oncle tout juste sorti de prison, ayant assassiné leur père pour s’emparer de l’or familial, se lancent dans une course effrénée à travers le Mississipi. Le réalisateur nous déclare avoir voulu adapter son scénario au décor, on comprend mieux que le décor soit plus présent que le scénario…Il nous déclare aussi aimer « les questions qui restent en suspend », la fin entre indéniablement dans cette catégorie et une grande partie du film dans lequel des personnages apparaissent ou disparaissent sans que l’on sache pourquoi. Ce film est rempli de mystères à élucider dont je doute qu’ils puissent l’être… tant les invraisemblances sont nombreuses et tant l’objectif du réalisateur semble opaque.
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Avec « DUANE INCARNATE », un genre nouveau entre dans la compétition avec cette comédie romantique dont on se demande d’ailleurs ce qui lui a valu cette place, peut-être son idée originelle dont un traitement original aurait pu la rendre intéressante mais qui se cantonne malheureusement à cette bonne idée : la repoussante « Wanda » semble en effet vivre le parfait amour avec le beau et spirituel Duane laissant perplexes ses amies au physique plutôt avantageux qui jusque là semblaient nager dans un bonheur absolu avec leurs compagnons respectifs. Ce qui aurait pu être une réflexion sur l’apparence se transforme en comédie insipide entre fantasme et réalité dont on se demande si même son auteur savait où il voulait la conduire.
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Soulignons également l’excellente qualité des courts-métrages qui, malheureusement projetés en même temps que la conférence de presse de Coppola et Lucas durent se contenter d’un auditoire plutôt clairsemé.
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II.~~LES FILMS CONSEILLES PAR LE SITE~~

1.« The notebook » (N’oublie jamais) de Nick Cassavetes
2.« Maria full of grace » de Joshua Marston
3.« Heights » de Chris Terrio
4.« The Terminal » de Steven Spielberg
5.« Collateral » de Michael Mann
6.« Birth » de Jonathan Glazer
7.« Meancreek » de Jacob Estes

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III. ~~PHRASES EXTRAITES DES CONFERENCES DE PRESSE~~

~CONFERENCE DE PRESSE DE CLAUDE LELOUCH (et de ses acteurs Michel Leeb, Mathilde Seigner, Agnès Soral, etc)~

« Il y a toujours quelqu’un qui cherche quelqu’un quelquepart ». « L’Homme a progressé en tout sauf en amour ». « Les hasards et les coïncidences ont été mes maîtres à penser. » « La vie doit être autrechose qu’une fuite en avant pour la réussite ». « La vie est le plus grand artiste de l’univers ». Il a voulu parler de « La vie du spectacle et du spectacle de la société », raconter« l’histoire de gens ordinaires à qui il arrive des choses extraordinaires » .Claude Lelouch
D’après ses acteurs, Claude Lelouch leur donne l’impression qu’ils font eux-mêmes le film. « T’es un grand cinéaste, tu racontes des choses que les autres ne racontent pas » d’après Agnès Soral s’adressant au cinéaste. Claude Lelouch fait « l’éloge de la fraternité. » et s’oppose à « la propagande du pire ».Claude Lelouch explique son choix de Ranieri « le regard d’un étranger sur Paris ».

~CONFERENCE DE PRESSE DE STEVEN SPIELBERG ET DE TOM HANKS~
Spielberg explique qu’il s’est inspiré d’une histoire vraie arrivée à un Iranien à l’aéroport Charles de Gaulle pour écrire « The Terminal », cet « étranger en terre étrangère » qui a une « curiosité insatiable à l’égard du genre humain ». Il explique par ailleurs avoir voulu effectuer « une étude sur la tolérance ». Il évoque également ses inspirations : « The Truman show » Tati et Groucho Marx., le premier étant pour lui le plus grand acteur de films muets pendant la période du parlant. Au lendemain de la prise d’otage dans une école primaire, à la veille des élections américaines, la politique ne pouvait être totalement exclue de la conférence. Le sujet a donc été subtilement abordé Spielberg ayant tout d’abord fait part de son émotion pour la tragédie russe. Répondant à la place de Spielberg interrogé sur son avis sur les présidentielles Tom Hanks a suggéré que « les racines du mal de Clinton(qui venait de se faire opérer) n’étaient peut-être pas physiques », avec un humour caustique dont le comédien ne se départira d’ailleurs pas tout au long de la conférence. Ainsi à Spielberg qui parle de son désir de faire une comédie musicale, il lui suggère une comédie musicale sur le parti républicain. Tom Hanks ne se départira pas de ce ton facétieux tout au long de la conférence, feignant d’être fâché lorsque Spielberg évoque son prochain film avec Tom Cruise. Hanks ironise en spécifiant qu’il est malheureusement trop grand pour jouer Napoléon à moins que Spielberg ne prenne que des acteurs plus grands que lui pour l’accompagner.

~CONFERENCE DE PRESSE DE « THE WOODSMAN »~
A la question d’un journaliste lui demandant d’expliquer ce que le film veut raconter, réponse de Kevin Bacon « C’est l’histoire d’un homme ». Sans commentaires…**********************************


Sandra Mézière ® ©2004
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