SHODO Art du Pinceau
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 "SHODO" l'art du pinceau

KARATE et CALLIGRAPHIE
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A Maître TSUJI SENSEI

Les membres du BUNBUKAN DOJO s'associent pour rendre hommage
à Maître TSUJI conseiller de l'art et de la culture Japonaise au sein du BUNBUKAN DOJO,qui nous a quitté en février dernier.

Ancien instructeur des pilotes de chasse "O SEN":kamikaze durant la seconde guerre mondiale,TSUJI SENSEI se consacrât par la suite à la calligraphie bouddhiste, pratiquant le KENDO,mais aussi expert en "SADO":cérémonie du thé et en "IKEBANA":arrangement des bouquets de fleurs.

Ancien pratiquant de "NOH" chant théatral,il écrivît ses propres "AÏKU":poèmes Japonais,et ses propres dessins de "SUMIE".

Tsuji SENSEI est à l'origine de l'édification de l'école BUNBUKAN de Sensei Patrick RAULT .
Homme de richesse Culturelle , technique et spirituelle intarissable,il a su harmonisé le karate combat BUNBUKAN dans son aspect culturel,en conjuguant l'étude du karate par les arts Martiaux mais aussi par l'apprentissage de l'art de la Calligraphie et de la poésie Japonaise.


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L'ORIGINE DES SIGNES
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Ce sont les chinois qui inventèrent et mirent au point l'usage du KANJI. Ils ne soupsonnaient pas que ce moyen
de transcription de la parole
par l'écriture des hiéroglyphes donnerait naissance à un art autonome.

Dans le haute antiquité
les kanji s'écrivaient à l'aide
d'un instrument dont le corps scupté dans le bambou, formant
un réservoir, donnait une
graphie continue. L'utilisation
du pinceau transforma complétement ce principe.

Connu à l'origine uniquement pour retrouver ou retransmettre
la pensée, en ce temps l'art
d'écrire put en Chine se comprendre aussi bien au sens propre qu'au sens figuré puisque la calligraphie prenait rang
parmi les arts plastiques au
même titre que la peinture.

Polis depuis des siècles,
les kanjis convenaient parfaitement aux exigences linguistiques chinoise. Pourquoi les japonais, dont la langue de type agglutinatif est différente en tous points du chinois, l'adoptèrent-ils ?
N'étant pas spécialiste je ne
m'attarderai pas sur ce
problème, par contre d'un point
de vue esthétique je pense que
les chinois ne pouvaient faire
de plus merveilleux cadeau que d'introduire les japonais dans l'univers magique de la calligraphie .

Par l'emploi du pinceau , chaque kanji prit une physionomie
personnelle; le mécanisme de composition ne fut pas laissé
au hazard, il suivit le mouvement imprimé au pinceau non seulement par le poignet comme c'est le
cas pour notre écriture mais
bien au-delà, par l'effort du bras, de l'épaule.
A chaque mot correspond un idéogramme ; or , s'il nest pas parfait, s'il comprend
un trait de plus ou de moins,
s'il n'est pas contact suivant
les règles, il perd son pouvoir d'évocation. La manière de poser le pinceau sur le papier entre pour une grande part dans l'art
de tracer un kanji , aussi les chinois en codifièrent-ils les règles et établirent-ils l'ordre
successif des mouvements et l'emploi du pinceau.

L'idéogramme s'inscrit dans un carré, lui-même divisé en un certain nombre d'autres carrés
qui forment la trame de toutes
les touches du pinceau .
La disposition des caractères
les uns par rapport aux
autres, l'équilibre entre leur densité et le blanc du papier élèvent les calligraphies au
rang d'oeuvres d'art.

Bien qu'ils aient mis au point un système mieux adapté à leurs
besoins:
-les KANA double syllabaire phonétique de cinquante signes, les japonais ne renoncèrent
jamais à utiliser les kanji.
Ils n'y adjoignirent les "kana" comme éléments de liaison ou de d'éclinaisons gramaticales. Ils
devaient se créer ainsi de nombreuses difficultés, mais
l'une des carastéristiques de l'esprit nippon n'est-elle pas
de chercher la complexité ou plus exactement de donner à une expression un air de simplicité par des moyens extrèmement savants ?

Sans doute aussi les japonais comprirent-ils le charme qui émanait des kanji permettant
à l'homme de s'exprimer complètement, de traduire la
magie du verbe par un graphisme autant que par de sons.

"ISHIN DESHIN" calligraphié par Maitre Tamizo Tsuji

Sensei Patrick Rault et Maître Tamizo Tsuji conseiller culturel du BUN-BU-KAN

"SHU -HA -RI "

"Kokoro Tadashi Kereba Sunawatchi Ken Mo Tadashi" Par Sensei Patrick Rault

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