EDITORIAL DU 14 JUIN 2004PREPARER LA RELEVE
Voilà confirmé par le résultat des élections européennes ce que le scrutin de mars dernier avait clairement indiqué : les candidatures LO-LCR méritaient notre soutien car elles permettaient d'exprimer une opposition ouvrière à la politique du gouvernement. Mais au-delà de ce vote de classe, la campagne purement "contestataire" de ces organisations, visant à "faire reculer le gouvernement et le patronat" manquait de toute perspective révolutionnaire réelle. Faire "reculer" Chirac, Raffarin et le MEDEF? En attendant 2007, peut-être?
Ce qu'il faut, c'est que ce pouvoir devenu ultra-minoritaire soit obligé non pas de "reculer" mais de partir, de laisser la place.
Ce qu'il faut c'est chasser Chirac/raffarin/Sarkozy, mais pas pour mettre Jospin/Hollande/etc à leur place. Non, pour un gouvernement des travailleurs, au service des travailleurs, qui impose ses choix et ses priorités, le seul changement réel possible étant d'aller vers le socialisme.
Ouvrir une telle perspective, voilà ce qu'aurait dû être le travail d'une extrême-gauche digne de ce nom, dans le cadre de la campagne électorale.
En faisant ainsi, elle aurait pu rallier non seulement les forces militantes et sympathisantes de LO et de la LCR, mais au-delà, comme aux présidentielles, regrouper une masse d'électeurs venant des partis traditionnels : de nombreux électeurs du PCF, mais aussi certains secteurs de la gauche du PS, ayant peu d'illusions sur la volonté et la capacité de changement de leurs partis.
Devant une extrême-gauche refusant d'incarner l'alternative, ceux-ci ont préféré le vote sanction, continuant d'exprimer la volonté d'en finir avec la droite au pouvoir et sa politique de régression sociale.
Tant qu'à faire de ne pas avoir de solution de rechange, les électeurs-travailleurs ont préféré un vote moins rouge mais plus massif pour dire une nouvelle fois NON.
Décidément, il est plus que temps de se regrouper pour préparer la relève. Relève d'un système, le capitalisme, en pleine décrépitude et nuisible à l'humanité. Mais relève, d'abord, de ceux -de tous ceux- qui incarnent de moins en moins bien la perspective du socialisme.
EDITORIAL DU 10 JUIN 2004
Europe socialiste contre Europe capitaliste
Lors des prochaines élections européennes, le choix de classe se pose assez simplement de la façon suivante : Europe capitaliste pour la bourgeoisie, Europe socialiste pour le prolétariat.
Si le PCF affirme très justement une opposition ferme à la constitution européenne (dite « constitution Giscard »), il se place cependant dans la perspective d'un aménagement de l'Union Européenne - cette dernière devant, comme tout outil des capitalistes, être fermement combattue.
De fait, la seule liste à exprimer dans sa profession de foi la nécessité d'une Europe socialiste, donc un choix de classe clair, c'est la liste LO-LCR. Parce que leur refus de l'UE se fait au nom de l'internationalisme, parce que l'intérêt de la classe ouvrière d'Europe est dans l'instauration du socialisme :
le 13 juin 2004 nous voterons pour les listes LO-LCR, dans la perspective de la construction d'une véritable parti communiste démocratique et révolutionnaire, contre la constitution européenne et l'UE, contre le capitalisme, pour le socialisme.
EDITORIAL DU 13 MAI 2004
A PROPOS DU REFERENDUM
SUR LA CONSTITUTION EUROPEENNE
Dire NON au projet de Constitution européenne anti-démocratique élaboré sous la houlette du très réactionnaire Valery Giscard d'Estaing : cela va de soi.
Exiger de Chirac d'organiser ce référendum : c'est légitime, en ayant conscience que cette demande est à double tranchant et qu'un référendum, sous le régime actuel, est en règle générale un plébicite.
Dans cette bataille du référendum, les communistes devront se démarquer avec la plus grande clarté du "nationalisme de gauche" des courants souverainistes dans et hors du PCF qui n'ont en perspective qu'un socialisme "à la française" confiné aux frontières hexagonales et sont même, pour certains, préts à faire bloc avec des souverainistes de droite au nom de la défense de la patrie.
Ne croyons pas, surtout pas, qu'en "appelant" Chirac à organiser ce référendum, les dirigeants de l'UMP se convertissent soudain à la démocratie référendaire. Ou qu'il rentrent plus ou moins en dissidence avec leur président.
En fait, voyant que s'annonce aux élections européennes une débacle électorale de plus pour leur formation, les chiraquiens et apparentés se préparent à réparer leur machine politique bien abimée avec la roue de secours du référendum.
Ils comptent bien réaliser l'unité nationale entre la droite et le PS sur cette question. Ils espèrent un OUI si possible massif, au moins majoritaire. Ainsi la Constitution Européenne sera-t-elle, dans leur calcul, le ciment assurant la cohésion entre gouvernement parisien et gouvernement des régions. Un atout de plus pour la cohabitation-décentralisation prévue jusqu'en 2007 au moins.
Voilà ce qu'il nous faut déjouer aujourd'hui
JME
EDITORIAL DU 7 MAI 2004
POUR UNE DEFENSE POLITIQUE DE LA SECU
La défense de la Sécu est à la fois une urgence sociale et un problème politique de première importance.
Nous ne nous résignons pas à laisser faire la destruction de notre système de retraites : il faut abroger les décisions anti-sociales prises par le gouvernement .Et il faut empêcher maintenant la casse de la Sécu. Cela passe à la fois par une mobilisation sociale et par une défense politique de la Sécu et de tout ce qui va avec.
Pour cela il faut :
- Rejeter le faux-semblant du « dialogue » prôné par Chirac, qui signifie, en clair, « union nationale » et cohabitation (sous couvert de décentralisation) dans le but d’associer majorité et opposition parlementaires aux sales coups qui se préparent.
- S’opposer à tout démantèlement de la Sécurité sociale, que ce soit sous forme d’étatisation, de privatisation ou de régionalisation : conquête ouvrière, la Sécu doit être gérée par les travailleurs et pour les travailleurs.
- Dénoncer le mythe du prétendu déficit de l’assurance maladie alors que 20 milliards d’euros de cotisations patronales sont dus à la Sécu. Elaborer une proposition de loi d’urgence donnant à l’ URSSAF les moyens des récupérer les cotisations patronales non versées à la Sécu.
- Lutter pour que Chirac, Raffarin et Sarkozy, qui ont perdu toute légitimité politique ne se permettent pas de poursuivre la réforme de la Sécu et autres contre-réformes réactionnaires. Cela ne peut pas tout de même pas continuer jusque en 2007 ! La solution est donc qu’ils s’en aillent et que se tiennent des élections anticipées.
- Refuser de se plier aux diktats de la Commission européenne, à ses règlements et à ses critères d’austérité opposés au système de la sécurité sociale et à un service de santé publique de haute qualité. Battons nous pour inverser la vapeur : exigeons pour tous les peuples de l’Union européenne le droit de bénéficier d’un service de santé et d’une sécurité sociale équivalents aux nôtres, sur le principe de l’alignement par le haut.
Pour défendre la Sécu, et tout ce qui va avec, nous avons besoin d’un gouvernement qui s’engage sur une voie opposée à celle suivie depuis (au moins) le plan Juppé de 1995. JME
EDITORIAL du lundi 26 avril 2004
POUR UN PREMIER MAI POLITIQUE
Suivant les directives de Chirac, le gouvernement a reculé sur plusieurs revendications avec l'idée de mieux nous écraser sur l'essentiel. Il faut donc nous battre plus que jamais pour sauver la Sécu et tout ce qui va avec .
Il faut bloquer toute nouvelle contre-réforme et obtenir l'abrogation des mesures antisociales déjà adoptées : en particulier défendre notre système de retraites et défendre le statut d'EDF-GDF.
Après sa défaite aux élections régionales et cantonales, ce gouvernement n'a pourtant plus aucune légitimité politique. C'est pourquoi s'impose le mot d'ordre : Chirac, Raffarin, Sarkozy dehors!
Cela veut dire : se battre pour des élections anticipées, refuser d'attendre 2007, ne pas accepter la cohabitation sous couvert de décentralisation par laquelle la droite et le patronat espèrent contrebalancer leur débacle électorale. Ils veulent "débaucher" la gauche pour l'associer à leurs sales coups et cela non plus n'est pas acceptable.
Le premier mai est l'occasion immédiate de dire tout cela dans la rue. Aujourd'hui la satisfaction des revendications sociales passe par la prise de conscience et l'action politique.
POUR UN GOUVERNEMENT QUI REPONDE AUX REVENDICATIONS D'URGENCE SOCIALE !
GROUPONS NOUS POUR MANIFESTER LE PREMIER MAI !