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REUNION DU 10 OCT
Défense de la Sécu
ACTIONS / POSITIONS
TRACT DIFFUSE PAR LA NGC
A PARIS (novembre 2003)
dans le cadre du FORUM SOCIAL EUROPEEN

OUI!UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE
UN MONDE LIBERE DU CAPITALISME !


Nous manifestons, aujourd’hui à Paris après Seattle, Porto Alegre, Florence, etc., pour dire ouvertement aux maîtres du monde notre rejet des conséquences dramatiques de leur société : exploitation, aliénation, oppressions, destruction de l’environnement, misère, famine, épidémies, guerres.
Ces effets, qui mutilent quotidiennement l’humanité, sont le produit du fonctionnement même du capitalisme que Marx synthétisait dans cette loi : « qui établit une corrélation fatale entre l’accumulation du capital et l’accumulation de la misère, de telle sorte qu’accumulation de richesses à un pôle, c’est égale accumulation de pauvreté, de souffrance, d’ignorance, d’abrutissement, de dégradation morale, d’esclavage, au pôle opposé, du côté de la classe qui produit le capital même. »
A l’heure de la globalisation, de la mondialisation cette loi implacable agit, désormais, sur l’ensemble de la planète. C’est elle que nous devons remettre radicalement en cause.
Si la lutte pour des réformes limitant les pouvoirs de la pieuvre du capital est nécessaire, le cumul des réformes, même les plus poussées, ne provoquera pas plus aujourd’hui qu’hier un véritable changement de société. Or, pour en finir avec ce monde, pour rendre possible un autre monde, il n’y a pas de plus court chemin que celui du renversement révolutionnaire du capitalisme.
Ne nous laissons pas leurrer par les discours de ces illusionnistes de foire qui veulent nous faire croire qu’il serait possible de faire fonctionner le FMI, l’OMC et l’Union européenne selon le principe de l’équité entre exploités et exploiteurs. Leur vision du monde n’est pas autre chose qu’une superficielle humanisation du monde actuel. L’exemple du gouvernement de la gauche plurielle, en France de 1997 à 2002, est là pour le prouver.
Le capitalisme globalisé s’impose par une contre-révolution politique marquée par la destruction de tout ce que les luttes populaires l’avaient contraint à accepter (conquêtes sociales, services publics, etc.) et la mise en liberté surveillée de la démocratie. Pour parvenir à ses fins, il n’hésite plus à avoir recours à la guerre impérialiste permanente (Serbie-Kosovo, Afghanistan, Irak, demain qui ?)
Pour remettre en cause, dans chaque pays, le capitalisme dans le détail, nous devons détruire l’emprise totalitaire de son organisation centrale sacrée ; c’est-à-dire la propriété privée des moyens de production, d’échange et de communication ou de façon encore plus parlante : le droit absolu d’exploiter l’humanité.
Ne craignons pas de formuler des revendications inadmissibles du point de vue du capitalisme : vivre en paix, vivre de son travail, pouvoir se former et se cultiver en permanence, pouvoir se soigner sans entrave, etc. Puisque, de toute évidence, le capitalisme est incapable de satisfaire ces revendications issues des maux qu’il engendre, qu’il disparaisse.
Il n’y a pas une minute à perdre pour que le capitalisme ne perde pas l’humanité.
L’alternative n’est pas entre capitalisme sauvage ou capitalisme humanisé. L’alternative est entre socialisme ou barbarie.
Le 15 novembre 2003


le.communiste.76
Nouvelle Gauche Communiste