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Chirac Raffarin Sarkozy DEHORS!
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C O M M U N I Q U E
de la Nouvelle Gauche Communiste

"Le premier message des élections régionales du 21 mars 2004, c’est : « Chirac, Raffarin, ça suffit ! ». Ce message est amplifié par une plus forte participation électorale que lors des dernières élections. Le score du FN est semblable à celui des régionales de 1998, ce qui est encore trop mais qui relativise le chantage permanent entretenu par le bloc des droites et par le bloc des gauches.Comme en Espagne, le rejet populaire de la politique de casse sociale généralisée et de mise en liberté surveillée de la démocratie (lois Sarkozy, Perben) profite aux partis de la gauche gouvernementale qui, pourtant, avaient été lourdement désavoués le 21 avril 2002. Pour le bloc des gauches, il s’agit, certes, d’un succès électoral, mais pas d’un succès politique. Quant à la direction du PCF, elle a totalement rempli son rôle de rabatteur de voix pour le PS au point que ce dernier est en situation de lui ravir la présidence du Conseil général de Seine-Saint-Denis, en effet 5 des 9 sortants PCF sont devancés par… le PS.Une question se pose : pourquoi les listes LO-LCR n’obtiennent-elles qu’un score équivalent à celui de 1998 ? Tout d’abord, si l’on considère que les élections dites « locales » ne sont pas favorables à l’extrême-gauche, le résultat est somme toute honorable en confirmant un vote de classe durable. Mais il est impossible de se satisfaire de cela. Il est urgent d’ouvrir un large débat sur les causes inhérentes aux choix politiques faits durant la campagne. D’une part, la direction du PT a appelé les travailleurs au splendide isolement au prétexte que ces élections n’étaient pas « républicaines ». D’autre part, les directions de LO et de la LCR ont limité leur campagne à un plan d’urgence au contenu absolument juste (interdiction des licenciements, faire payer les riches, etc.) tout en faisant l’impasse sur les moyens que la classe ouvrière devra mettre en œuvre pour y parvenir.Il a manqué deux points importants dans cette campagne pour offrir un véritable débouché politique. D’une part, les forces communistes et révolutionnaires auraient dû interpeller les partis de gauche, essentiellement le PCF mais aussi le PS, pour se battre contre la politique de la droite. D’autre part, elles auraient dû appeler ouvertement à renverser le tandem Chirac-Raffarin en déclarant la classe ouvrière candidate à la direction du pays.A rester dans une démarche strictement électorale, à donner l’impression de vouloir n’être que la gauche de la gauche gouvernementale, à ne pas poser la question de l’alternative anticapitaliste, à en rester au stade de la protestation : il n’y a rien d’étonnant à ce que l’électorat populaire se demande à quoi peut lui être utile d’émettre un vote de classe. Il n’y a rien d’étonnant non plus qu’une partie de cet électorat utilise un des bulletins de vote du bloc des gauches, sans se bercer d’illusions sur celui-ci, pour sanctionner la droite.Il faut sortir de cette spirale de l’impuissance. Les résultats du 21 mars 2004 ne changent pas la donne de la lutte des classes en France. Il en sera de même pour le second tour, où les travailleurs ne peuvent voter pour aucune des listes en présence.Pour sa part, la Nouvelle Gauche Communiste réitère ses positions. Face à la politique de la bourgeoisie dont le gouvernement sort affaibli de ces élections, la classe ouvrière ne peut pas attendre 2007. Plus que jamais, le seul objectif qui convienne à la situation n’est certainement pas un catalogue à la Prévert de revendications tous azimuts, mais bien l’engagement de la mise en chantier d’un parti de classe, un parti révolutionnaire des travailleurs, un Parti communiste. Plus que jamais, l’heure est à la fusion entre le vote de classe et le combat de classe afin de préparer, dès aujourd’hui, la riposte d’ensemble pour empêcher la mise à mort annoncée de la Sécurité sociale".



MANIFESTONS LE PREMIER MAI
MANIFESTONS LE PREMIER MAI !

En balayant la droite à l'occasion des élections régionales, des millions de citoyens ont exprimé leur ras le bol de la politique de casse sociale impulsée par le gouvernement Chirac-Raffarin. Cette défaite monumentale est une bonne chose et elle a été saluée par tous (y compris les travailleurs immigrés qui sont privés du droit de vote). Mais peut-on espérer pour autant que les nouveaux exécutifs régionaux tiendront leur promesse de mise en place de politique permettant d'amoindrir les effets des contre-réformes impulsées par le gouvernement ? Cela n'en prend pas le chemin et pour autant rien n'est réglé.

La France compte sept millions de pauvres, trois millions de mal-logés, plusieurs centaines de milliers d'ouvriers sans-papiers. Dans les entreprises du secteur privé, l'arbitraire patronal, les bas salaires, le harcèlement moral règnent en maîtres.

Malgré la claque que viennent de leur adresser les électeurs, Chirac et ses sbires entendent poursuivrent dans la même voie : Raffarin est maintenu à son poste et Sarkozy est envoyé jouer les flics à l'économie...

"En France nous n'avons pas vraiment la culture du dialogue... voilà une réforme qui est essentielle" a déclaré Chirac pour commenter la défaîte cuisante de son parti aux élections. Autrement dit, il espère pouvoir poursuivre sa politique anti-sociale en s'y prenant juste autrement et en associant ses opposants potentiels, à commencer par les directions syndicales et les partis de gauche.

A l'opposé, l'intérêt bien compris des salariés comme le respect de la volontée exprimée dans les urnes aux régionales et cantonales exigent l'abandon de tout "dialogue" et de toute "concertation" avec ce gouvernement et sa "majorité" parlementaire.

Ce dont a besoin la population laborieuse, c'est de se débarasser le plus vite possible de Chirac-Raffarin et d'avoir un gouvernement qui assure la satisfaction immédiate de ses revendications les plus urgentes :

- la défense de la Sécurité Sociale
- la création de centaines de milliers d'emplois dans les services publics
- la construction de centaines de milliers de logements sociaux
- la régularisation sans conditions des ouvriers sans-papiers

Pour celà, nous n'avons aucun intérêt à attendre 2007 et à nous en remettre au "calendrier" que l'on nous impose. Les urnes ont parlé : c'est au tour de la rue de le faire. Manifestons en masse le 1er mai pour affirmer notre volonté d'en finir avec ce gouvernement et pour toutes nos revendications.

MANIFESTONS LE PREMIER MAI
14h30 REPUBLIQUE
Rendez-vous sur le terre-plein central

Association populaire d’entraide (06 87 24 84 55)


appel anti-capitaliste de Nancy
Rassemblons-nous pour
en finir avec le capitalisme !

Retraites, licenciements, privatisations, suppressions d’allocations de chômage, déremboursements de médicaments, RMA, intermittents, régionalisation, lois sécuritaires, recherche, sécurité sociale : autant de lieux de l’offensive patronale et gouvernementale, autant de terrains de lutte et de résistance.
Il faut une grève générale pour stopper ce gouvernement aux ordres du Medef ! Mais il est aussi urgent d’opposer à la cohérence du gouvernement un projet global, un projet social et politique alternatif. Il est urgent pour cela que tous les anticapitalistes se rassemblent, quelles que soient leurs trajectoires, et travaillent à la construction d’une force politique commune.
Nous pensons qu’il faut aujourd’hui et sans plus attendre œuvrer au rassemblement de toutes celles et tous ceux qui sont en accord avec les principes suivants :
1. Le rejet résolu de toutes les formes de domination d’une classe sur une autre, d’un peuple sur un autre, d’un genre sur l'autre, c'est-à-dire le rejet de toutes les formes d’oppression sociale, économique, politique, idéologique. L’autre monde pour lequel nous nous battons, c’est un monde sans hiérarchies, sans oppression, égalitaire.
2. La rupture avec le capitalisme, parce qu’il n’y a pas de capitalisme « à visage humain » possible. Le capitalisme, c’est l’exploitation de l'homme par l'homme, le vol par le patronat des richesses produites par les travailleurs, la marchandisation du monde, la logique de concurrence, la rentabilité, la négation de l'individu… Il faut en finir avec la loi du profit, il faut en finir avec la propriété privée des moyens de production, de distribution, de communication, de transport. La construction d’une force anticapitaliste doit se donner pour objectif stratégique cette rupture, la construction d’une autre société à l’échelle mondiale. Pour autant, ce n’est pas à une telle force, aussi large soit-elle, de définir ce que sera cette autre société : c’est à l’ensemble de la population de la construire.
3. Le refus de la gestion du système, même s’il s’agit d’une gestion « de gauche », « sociale », etc. Aujourd'hui, dans le cadre de la mondialisation et de l’Europe capitalistes, il n’y a aucune marge pour conduire une politique un tant soit peu favorable à la population. Les gestions dites « de gauche » sont au mieux un enrobage pour faire avaler la pilule libérale. Le pouvoir doit revenir aux travailleurs afin qu'ils puissent s’approprier leur propre vie et imposer leurs droits fondamentaux : droits à un revenu et un logement décents, droits à la santé, à l’éducation et la culture.
4. La priorité des luttes, des mobilisations, de l’auto-organisation démocratique de la population. Le changement ne viendra pas des élections, de la prise de positions au sein des institutions, de l’intervention d’une avant-garde qui ferait le bonheur des gens malgré eux, mais uniquement de la population elle-même. Toute initiative politique, campagne, intervention, doit être uniquement envisagée en fonction de la question suivante : en quoi cela peut-il renforcer les luttes ?
Construisons une force politique qui soit prête à défendre jusqu’au bout les intérêts des salariés, des sans-papiers, sans-logement, sans-emploi, de tous ceux qui subissent aujourd’hui de plein fouet les attaques du système.
Chirac et Raffarin se sont pris une claque électorale mais ils ne veulent pas s’arrêter. Dans l’ombre, le danger de l’extrême droite demeure. Pour autant, la gauche institutionnelle n’incarne aucune alternative : pendant cinq ans, elle a mené fondamentalement la même politique que la droite, et elle porte toujours le même projet de société. Il ne reste qu’une seule solution : l'unification des luttes pour renverser le capitalisme !
Nancy, le 1er mai 2004

PREMIERS SIGNATAIRES : Michel ANCE, ouvrier (CGT presse). Isabelle BANNY (militante CGT Longwy). Mehdi BENYAROU, élève infirmier (sans étiquetage). Yann BONIFACE, enseignant-chercheur Nancy 2 (La Rue Qui Gouverne). Sébastien BORGES, chômeur (militant LCR et Comité de Chômeurs). Jérôme BOURDELLON, musicien. Mathias BOUYER, étudiant Nancy 2 (militant CNT). Jérôme BURTIN, étudiant-doctorant (AL Nancy). Alexandre B., étudiant-surveillant (militant syndical). Emmanuelle CANUT, enseignant-chercheur Nancy 2 (La Rue Qui Gouverne). Thomas CLAIRE, étudiant-surveillant (militant LCR). Delphine CORDIER, précaire (militante LCR et SUD-Education). Cyril, étudiant (militant libertaire). Patrice DERRUAU, enseignant. Julien DUFOUR, étudiant surveillant (CEMEA, SNES, ATTAC). Alain DUTECH, chercheur INRIA (La Rue Qui Gouverne). Denise ENGEL, chômeuse (Comité de Chômeurs et Précaires 54). Corinne FOUACHE, éducatrice spécialisée (syndicat SUD santé social). Aurélie GÖRGE, étudiante-surveillante. José GRAJALES (militant associatif). Evelyne JACQUEY, chercheur CNRS (SUD-Education et La Rue Qui Gouverne). Christiane JADELOT, personnel CNRS (SNTRS CGT). Cédric JEANDEL, chômeur. Thierry JUPPONT, enseignant. Dominique KLEIN, étalagiste (CGT Tati). Joe LABAT, anthropologue (CACENDR, Réseau Sortir du Nucléaire). Jean-Guillaume LANUQUE, enseignant-chercheur (FSU). Elizabeth LEMETEIL, enseignante (militante LCR). Christian LEVEAUX, enseignant (militant LCR, syndiqué CGT Santé action sociale). Stéphane LINDER, technicien Bricodépôt (CGT commerce, militant LCR). Anne L.-M., RMIste spécialiste des CES. Fanny MEUNIER, ambulancière. Céline MOLEY, étudiante salariée. Christine MORISE, interne en psychiatrie. Alain MORO, aide technique de laboratoire. Jérôme NORGUIN, enseignant (SUD, La Rue Qui Gouverne). Céline PEREZ, fonctionnaire d’Etat (militante LCR et FSU). Jean PILLOY, syndicaliste enseignant. Lorenzo RAGOT, chômeur heureux (Comité de Chômeurs, CACENDR). Manuel REBUSCHI, enseignant-chercheur (La Rue Qui Gouverne, militant LCR). Julien R., étudiant-surveillant. Alex STEUNOU, maître d’internat. Quentin S., précaire. Roberto TOSCANO, sans profession.

http://nancy-luttes.net/Rezo-antiK
REUNION PUBLIQUE – MERCREDI 26 MAI 2004 – 20H00
NANCY - FAC de Lettre – salle 033 – Bd Albert 1er


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