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Le témoignage de Marie : Cher Grand-père, Quel vide maintenant que tu es parti ! Chaque objet me fait penser à toi : les morceaux que nous jouions ensemble, les livres latins que tu me lisais, la musique que tu me faisais écouter... Chaque objet, chaque papier (des choses qui auraient pu paraître sans importance avant ton départ) qui se révèlent être de véritables trésors que l’on voudrait garder pour soi, mais qu’il faut pourtant bien partager pour faire connaître aux gens l’être exceptionnel que tu es. Je garde une image si digne de toi, dans ces moments durs ! Je me rappelle, le jour de Noël, nous étions venus tous les six à et tu nous avais fait écouter de la musique, et tu chantais ! Tu n’avais jamais chanté avant ! Lorsque tu essayais de jouer de la flûte à bec mais que tu n’y arrivais pas à cause de tes doigts qui n’avaient plus de sensibilité, j’étais triste de cela mais tu me demandais : « Tiens, joue-moi ça !! » Tu me montrais un morceau et je le jouais. On sentait que tu étais heureux ! Avant, tu ne me demandais jamais cela, mais maintenant, la musique te soulageait et tu en redemandais !! Avant de partir, tu nous avait fait vivre des moments très très forts (que je me rappellerai toute ma vie), particulièrement le jour de Noël. Tu avais fait lire aux aînés de tes petits enfants deux textes : un sur ta rencontre avec Grand-Mère et un autre sur ta famille. Durant ces textes, des liens très forts se sont créés, nous nous soutenions tous du regard et quand quelqu’un commençait à pleurer, nous étions tous là pour le consoler. Nous n’en sommes ressortis que plus forts et plus unis. Ce fut un moment formidable ! Evidemment, la maladie était toujours là et même si sur le moment ton visage s’éclairait et tu retrouvais un peu de force pour parler, nous n’osions espérer que tu t’en sortirais de cette terrible maladie. Elle te fatiguait un peu plus chaque jour. Tu étais comme une petite flamme qui petit à petit s’éteignait sans faire de bruit, calmement. Je n’arrive pas encore à réaliser que tu es parti. Il me faudra bien du temps pour l’accepter. Mais je sais que tu es en bonne main, puisque tu es confié à Dieu. Marie
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