Numéros 0 à 2
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Numéros 9 à 11
Numéro 12 à 14
Numéro 15 à 17
Numéro 18 à 20

Juillet - Sept. - Nov. 2003

NUMERO 0

Pourquoi Nouveaux Délits ? Et pourquoi pas ?
Voilà le point de départ de cette revue qui se lance, à l’eau ou par la fenêtre comme on voudra, l’essentiel étant l’élan, l’impulsion, l’envie de faire. Faire réfléchir plus que plaisir, faire connaissance, faire le lien entre tous et chacun, pourvu qu’il soit avide de paroles, fraîches ou chaleureuses c’est selon, mais dans tous les cas vivantes.
Les auteurs sont lecteurs, les lecteurs auteurs et chacun contribue ainsi à poétiser le monde.
Poétiser : nettoyer les regards de la poussière du conformisme ambiant, goûter des saveurs nouvelles. Nouveaux Délits aime les mélanges, les différences, les mots qui dérangent, qui grattent, qui démangent, pour ne pas céder au sommeil qui dissout les consciences.
Nouveaux Délits à inventer, à commettre ensemble. Poétiser est un acte, pas un luxe.
Soyez à l’écoute du vent qui passe, ignorant les frontières, colporteur de bonnes et mauvaises nouvelles. Confiez-lui vos textes, vos poèmes, vos délires, il en fera peut-être de la matière à Nouveaux Délits.

C.G.


"Un poète doit laisser des traces de son passage, non
des preuves. Seules les traces font rêver"
René Char


SOMMAIRE

Mes complices du Délit de poésie pour ce numéro :
Yve Bressande, Lauranne, Sandrine Bettinelli, Agnès Schnell, Frank Serra, Guillaume Poutrain, Claude B, Guillaume Vivier, Christian-Erwin Andersen, Eric Lapasset
plus un spécial Délit de quatrinite : Thierry Hue

Délit Babich : un des textes rebelles de Spectaclocratie de Dragan Babich.

Délit de fuite ? : Marcel Chinonis, un hommage au poète, à l’ami au grand cœur.

Délit d’innocence: les aventures de l’irrésistible Zygomar, que vous retrouverez dans chaque numéro, par Hélène Louvrier

Délit coup de pouce : à un jeune auteur, Arvedhy.

Vigilant délit: un extrait de Mémoire cache de Pierre Ménard.

Délit d’(in)citations : citations égrainées ci et là, en espérant qu’elles germent.

Illustrations ©Michelle Martinelli


N’accuse pas le puits d’être trop profond
quand c’est ta corde qui est trop courte
Proverbe indien


NUMERO 1

Pourquoi vive ?
Vives eaux vives, pour contrer les eaux stagnantes, ces marécages où nos pensées parfois – souvent ? - s’enlisent. Marécages aux reflets ô combien attirants, mais « c’est pour mieux vous perdre mes enfants »…dixit le grand loup en poils synthétiques, greffé d’antennes paraboliques.
Vive donc, vive la poésie ! Qu’elle vous bouscule, vous emporte dans un grand éclaboussement de rire !
La poésie ce n’est pas seulement aligner des vers, compter leurs doigts de pieds... La poésie ne se limite pas au poème. La poésie est subversive.
Elle est façon de voir, d’entendre, de respirer… large !
La poésie est au cœur, ce cœur qui continue de battre malgré tout.
La poésie se moque d’être séduisante, car elle sait que l’être sensible – sensé ? – la remarquera toujours.
Elle aime sauter dans les flaques avec les enfants, se rouler dans la boue, montrer les dents avec les chiens maltraités et se baigner dans les sucs troubles de l’amour. La poésie n’a que faire de décorations et de beaux salons.
La poésie est partout pour peu que vous sachiez la voir.
Peut-être même au fil de ces pages…

C. G.


« L’homme qui ne modifie jamais ses opinions
est comme une eau stagnante,
il nourrit les reptiles de l’esprit. »

William Blake


AU SOMMAIRE


Délit vrai: François Negri avec deux extraits de son « Journal de guerre »

Délit de poésie : Simone Griscelli, Richard Tabbi, Hélène Soris, Benoist Magnat, Eric Dejaeger (Belgique)

Délit conté :

Bernard Olivier avec « Malababarde »

Cathy Garcia avec « La nouvelle histoire de la chèvre de Monsieur Seguin »

Hervé Beaudouy (Québec) avec« Conte défait » précédé d’un Délit-rium vitae du même auteur

Délit-banaise : Rafif Sabah (Liban)

Délit d’(in)citations : encore des citations égrainées ci et là, en espérant qu’elles germent.

Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres.

Illustrations ©Michelle Martinelli


Il n'y a de liberté pour personne s'il n'y en a pas pour celui qui pense autrement.
Rosa Luxemburg


NUMERO 2

Pourquoi Halloween ?
Halloween… de son vrai nom, Samain, le nouvel an celtique. Célébré la nuit du 31 octobre, cette grande fête des morts, marquait le début de la nouvelle année et celui de l’hiver, avant que l’Église ne la remplace par la Toussaint, le 1er novembre…
Et comme si une overdose de chrysanthèmes ne suffisait pas, nous voici maintenant submergés de fausses citrouilles illuminées et tout un fatras de carnaval des ténèbres qui font la joie des enfants, peut-être, mais encore et surtout celle des commerçants qui eux, sont tout sauf des squelettes…
Tout l’art américain de nous revendre jusqu’à nos propres rites et mythes…
Qui savait que le gentil père noël tout de rouge et de blanc vêtu porte ainsi pour l’éternité (amen tes souliers) les couleurs d’une boisson qui a depuis contaminé le monde entier, une sorte de peste à bulles…brunes ?
Oui ! Le bien-aimé père noël est né d’une publicité new-yorkaise (1931-1964), le reste appartient à l'histoire de la puissance médiatique des Etats-Unis.
Bon allez, ne le dites pas aux enfants… Mais pour ma part, plutôt que de vous souhaiter donc une affreuse halloween et un soi-disant traditionnel joyeux noël, j’ai envie de vous dire :
Bonne Samain et Merveilleuses Saturnales (où paraît-il on s’amusait beaucoup)...
Un bon solstice quoi ! Et si vous croisez un sbire du père noël, ôtez lui sa fausse barbe et son horrible costume et offrez lui un trois pièces, il aura l’air moins ridicule…
Quant au père noël lui-même, il y a longtemps qu’il ne se déplace plus, il se la coule douce quelque part sur une île bien loin du pôle nord où parfois il consulte sur son portable le cours du jouet à la bourse.

C.G.
Cynique. Grossier personnage dont la vision déformée
voit les choses comme elles sont, et non comme elles devraient être.
Ambrose Pierce (in Le dictionnaire du Diable)


AU SOMMAIRE

Mes complices du Délit de poésie : Richard Tabbi, Agnès Schnell, Alexis Szwed, Valérie Gonzales, JJ Rey et Christian Erwin Andersen.

Excédélit : Yolande Soren, politiquement correcte oui mais…

Délit gravidique : Hervé Baudouy

Débridélit : Thierry Roquet, invité spécial.

Délit d’expression : le mystérieux Papillon Noir et son Exprimoire égocentrique


Délit d’(in)citations : des citations encore et toujours égrainées ci et là, en espérant qu’elles germent, si, si.


Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres.


Pour ce numéro, les illustrations sont de :
Uzeyir Lokman Çayci
uzeyir.cayci@wanadoo.fr


La vérité, vous la dites, et elle vous attire des claques ou des félicitations. Et le pire c’est que, dans un cas comme dans l’autre, personne ne vous croit.
La vérité, c’est incroyable.
Christian Bobin

Üzeyir Lokman Cayci (en couverture du n°2)

Üzeyir Lokcman Cayci

Üzeyir Lokcman Cayci

Couverture (n°0)

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