REGARDS CRITIQUES...
"Le critique dramatique n’est ni plus ni moins qu’un journaliste. Il lui appartient seulement de donner son sentiment, lequel, fondé sur des arguments ou inspiré par son humeur, revient à dire à ses lecteurs si le spectacle qu’il a vu est à ses yeux bon ou mauvais", François Regnault dans Théâtre-Equinoxes.
http://www.ombres-blanches.fr/pub/repere/faits/niv4.php?id_dossier=1703
Ministère de l'éducation nationale : documentation sur le théâtre : http://www.artsculture.education.fr/theatre/ressources/edition_theatre2.asp
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HISTOIRE ET METHODE DE LA CRITIQUE THEATRALE, LITTERAIRE ET DE CINEMA :
La critique littéraire et théâtrale est de plus en plus influencée par la critique de cinéma. Les scénarios de films ont eux-mêmes toujours été marqués depuis l'origine par la démarche de la conception théâtrale. Et il n'est pas surprenant que l'on cherche aujourd'hui à filmer le théâtre...
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FILMER LE THEATRE :
Un film et une représentation théâtrale ne sont pas des objets artistiques de même nature. Pascal BOUCHEZ a intitulé sa thése soutenue en 2004 : "Filmer le théatre: problématique de la fidélité d'un document audiovisuel élaboré à partir d'un spectacle vivant", Université de Valenciennes. Filmer le théâtre est un exercice périlleux et jubilatoire.
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COMMENT PEUT-ON FILMER L'EPHEMERE ? par Claude GUISARD
"Cette question agite depuis de longues années les gens du théâtre et les cinéastes. Même si les traces audiovisuelles d'un spectacle contribuent à sa mémoire, elles ne garantissent pas pour autant qu'en soit conservé le sens.
La question est bien celle de la fidélité qui n'est pas inhérente à l'acte de « rendre compte ».
Dans le domaine du documentaire, l'apport du cinéma est moins discutable et peut emprunter des voies diverses pour faciliter l'accès aux œuvres et ouvrir à leur sensibilité. Il faut, bien sûr, le regard d'un auteur, que ce soit pour enrichir des formes génériques comme le portrait, ou pour développer des approches plus originales.
Le travail sur la durée en est une, qui permet d'appréhender tout ce qui est en jeu lorsque s'élabore un spectacle.
Les répétitions de Savannah Bay, filmées par Michelle Porte, sont un événement exceptionnel, multi-dimensionnel, puisqu'elles permettent de voir un auteur, également metteur en scène, au travail, ce qui n'est pas si fréquent, dirigeant des comédiennes mythiques telles Madeleine Renaud et Bulle Ogier, ses amies ; triple portrait singulier où se mêlent le professionnel et l'intime.
C'est encore le moment des répétitions où Jacques Lassalle façonne avec Andrzej Seweryn le personnage de Dom Juan, qui a fourni à Jeanne Labrune le cœur de son propos dans Théâtre : Présent/Passé de Bernard Dort, premier film d'une collection malheureusement sans lendemain qui avait pour ambition de raconter, sans didactisme, l'histoire du théâtre, en confrontant les mises en scène les plus marquantes des grandes œuvres du répertoire.
Une autre question est de rendre compte d'un spectacle achevé. On s'accorde volontiers à considérer que la captation n'est pas satisfaisante, ne s'attachant qu'aux apparences et cantonnant l'audiovisuel dans sa fonction réductrice de diffuseur.
Une réponse acceptable ne peut donc résulter que d'une collaboration réelle, reconnaissant les spécificités de chaque mode d'expression en les faisant converger dans la création d'une œuvre totalement originale, résolument cinématographique mais dépositrice de l'esprit de la mise en scène théâtrale.
Genre à part entière, les « films de théâtre » apportent chacun leur propre réponse, dans la manière de filmer adaptée à l'objet travaillé et à la personnalité de l'auteur, comme Jacques Doillon avec la complicité de Nathalie Sarraute dans Pour un oui ou pour un non, ou des auteurs lorsqu'un couple metteur en scène - cinéaste s'est constitué.
En l'occurrence, l'addition des talents de Benoît Jacquot et Brigitte Jaques, de Hugo Santiago et Antoine Vitez, leur confrontation volontaire, ont permis la réussite d'œuvres aussi exigeantes qu'Elvire Jouvet 40 et Electre."
« Savannah Bay, c’est toi ». Marguerite Duras, Madeleine Renaud, Bulle Ogier, toutes les trois enfermées dans la grande salle du Théâtre du Rond-Point à Paris, travaillent à la création de Savannah Bay. Ce qu’elles nous donnent à voir, à vivre, c’est véritablement la naissance de la pièce : ces instants privilégiés de la création théâtrale, quand s’établit l’ultime coïncidence entre le texte et le mouvement. Film de Marguerite Duras, réalisé par Michelle Porte, 1983, INA.
« Dom Juan de Molière »: A travers les répétitions d’un nouveau Dom Juan, monté par Jacques Lassalle, le film analyse de façon comparative la constellation des précédentes mises en scène.
Le propos est de produire une réflexion sur la pièce et son contenu par l’entrechoquement des points de vue de metteurs en scène. Film de Bernard Dort, réalisé par Jeanne Labrune, 1993, Production : INA, La Sept ARTE.
http://www.lussasdoc.com/etatsgeneraux/2000/sem_theatre.php4
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Ouvrage collectif réalisé sous la direction de Béatrice Picon-Vallin intitulé "Le film de théâtre" publié en 1999 par le CNRS : http://www.cnrseditions.fr/Sources/Liste_Fiche.asp?CV=399
"Rien ne remplace l'expérience de la scène et du public assemblé, face à elle ou autour d'elle, et que le spectacle constitue en communauté. Pourtant, le film de théâtre a sa place dans le paysage artistique contemporain où théâtre et cinéma s'interrogent mutuellement, mêlant leurs inquiétudes, au coeur d'un monde éclaté, où les frontières entre les arts se brouillent, comme chaque fois qu'une crise de civilisation se double d'avancées technologiques. Filmer le théâtre concerne la scène et sa mémoire, et cette activité est capable de produire un des avatars de l'existence multiforme d'une oeuvre théâtrale - de la pièce à la scène, d'un plateau à un autre, de l'intérieur au plein air, du petit au grand écran. Mais filmer une mise en scène concerne aussi le cinéma, en tout cas celui dont le statut est aujourd'hui remis en question par la dictature du "visuel" et qui participe d'une résistance à l'uniformisation. Si le spectacle de théâtre est irreproductible dans son immédiateté, il est aussi, comme tout objet, différent de son image. Filmer un spectacle signifie donc créer non pas un double, mais un objet nouveau. Ce constat évident ne doit pas interdire au "filmeur" de poser calmement ou passionnément son regard et celui de la caméra - 35 ou 16 mm, vidéo - sur la scène et les acteurs, de se confronter au plateau, d'en devenir complice ou de témoigner pour les deux arts, celui de la scène, celui des images. Ce livre étudie l'oeuvre et les stratégies de quelques "passeurs" des années quatre-vingt / quatre-vingt-dix, hommes de théâtre et de cinéma qui cherchent des moyens - toujours différents - pour traduire, "déplacer" le spectacle du plateau à l'écran, ou qui croisent les deux pratiques dans l'organisation même de leur travail de création."
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Autres références sur internet consacrées à cette question importante :
http://www.arte-tv.com/fr/art-musique/Chine/Tambours_20sur_20la_20Digue/362192,CmC=362278.html
http://www.vialibre5.com/pages/magazine/n4-pages/n4-page_debat_1.htm
http://www.webthea.com/actualites/article.php3?id_article=595
Sur l'adaptation d'oeuvres littéraires au cinéma : http://crdp.ac-bordeaux.fr/cddp33/on_tourne_les_pages/7emerencontre/selection_gene.asp
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Les critiques de théâtre...
Le Figaro : Marion Thébaut
Journal du Dimanche : Delphine de Malherbe
Télérama : Joshka Schidlow